Blog Holgersson37Blog Holgersson37
GUANGXI: N'essayez jamais de voyager avec un Chinois qui a le ventre vide!
Guǎngxī -"Tōng líng Grand Canyon": repas préparé par les clients et pris sur une terrasse au milieu d'un paysage de pics karstiques. A gauche et ci-dessous, jeunes filles portant les costumes colorés de leur minorité.
Le lendemain, je me trouvais à nouveau totalement isolé dans cette zone frontalière près du Vietnam et le seul autocar allant sur Daxin pour rejoindre ensuite Nánníng, ne partait qu'en début d'après midi. Après avoir acheté mon billet, je retrouve le couple de Chinois qui avait dîner avec nous la veille, eux-mêmes étaient dans la même situation que moi contraints d'attendre un bus aléatoire. D'un commun accord avec un autre couple de touristes chinois, nous avons d'abord revendu nos billets de bus, ensuite nous avons négocié (je devrais plutôt dire ils ont négocié) un circuit improvisé avec un taxi collectif, afin de visiter "Tōng líng Grand Canyon"(tōng líng dà xiá gǔ 通灵大峡谷) situé à une quarantaine de kilomètres des chutes de Detian; il était prévu un retour sur Daxin en fin d'après midi pour nous permettre d'aller à Nánníng. Ce canyon fermé à son extrémité, d'une longueur de mille mètres sur deux cents de large, est situé dans le comté de Jing Xi Xian ( 靖西 县) le long de la frontière sino-vietnamienne. Outre l'épaisse forêt tropicale et ses multiples variétés de végétaux, on peut aussi admirer une grotte et une cascade aux dimensions impressionnantes. Visite touristique agréable de cette région, avec sa rivière, ses ponts et ses kiosques et ce qui ne gâche rien, les rencontres souriantes avec des jeunes filles portant les beaux costumes de la minorité nationale "Zhuàng". Après la visite nous devions déjeuner puis nous diriger en début d'après-midi vers Daxin, mais en cette période creuse le restaurant du site était fermé. En dépit de l'heure avancée et de la longue route qu'il nous restait à parcourir, pas question pour nos deux couples de Chinois de partir le ventre vide. Ils ont fait "des pieds et des mains" afin que le chauffeur nous trouve un restaurant dans les environs et comme l'heure habituelle pour manger était passée, ils ont préparé eux-mêmes le repas en "cuisine" avec l'aide du "restaurateur"; c'était assez folklorique! Bref, nous avons bien mangé sur une terrasse au bord de la rivière et comme nous avions du retard, nous ne sommes arrivés à Daxin qu'à la nuit tombée. Nous avons tout de même repris un autocar pour Nánníng et je me suis retrouvé dans cette même gare routière excentrée vers minuit. Plus de bus, c'est donc exceptionnellement en taxi que j'ai rejoint le centre ville et bien que le chauffeur m'ait déposé devant un hôtel chic réservé aux étrangers, j'ai pu trouver sans trop de difficulté à deux pas de la gare ferroviaire, une chambre correcte dans un hôtel pour Chinois. Trouver une chambre à quatre euros par jour, à une heure du matin et avec mes bagages sur le dos, je n'avais vraiment pas à me plaindre!
Hervé 艾尔维 - Le 5 décembre 2008
A suivre..... Lire la suite »
GUANGXI - Détiän pù bù 德天 瀑布: Incursion involontaire au Vietnam.
Guǎngxī - Détiän pù bù: A cheval sur la frontière sino-vietnamienne, les chute de Détiän ont une largeur de 200 mètres lorsque le débit est important. A droite la borne frontière à ne pas dépasser lisible du .... Vietnam!
Après une nuit confortable dans un autocar couchettes depuis le Guǎngzhōu, je suis arrivé tôt le matin à la gare routière de l'est (Yindōng zhàn) de Nánníng, la "capitale" du Guǎngxī. De ce lieu excentré, le plus simple pour moi a été de prendre directement un bus pour les chutes d'eau de Detian (Détiän pù bù - 德天 瀑布) situées à cheval sur la frontière sino-vietnamienne. Les routes de montagne sinueuses étaient encombrées par l'activité de la récolte des bananes qui battait son plein. Avec un Allemand rencontré dans le bus et routard solitaire comme moi, nous arrivons en début d 'après midi dans ce lieu hautement touristique mais dédié à une clientèle exclusivement chinoise. Nous trouvons facilement nos chambres d'hôtel et en dépit de la fatigue de la route qui commencait à se faire sentir, nous partons visiter les chutes de Detian. Un sentier bordé par une végétation abondante conduit sur le plateau supérieur, la promenade est agréable avec de beaux points de vue sur chaque niveau de la cascade et les pics karstiques qui dominent le paysage. L'eau tombe dans un lac couleur turquoise où des radeaux en bambou permettent une promenade à l'aplomb pour ne pas dire sous l'eau. Le débit est relativement modéré en cette saison mais en contrepartie, il y a peu de touristes et c'est calme. Sur le plateau où se déverse l'eau d'une hauteur de 40 mètres, se trouve une multitude de petits vendeurs à la sauvette et le guide "Lonely planet" met bien en garde ses lecteurs de ne pas franchir la frontière vietnamienne. Pourtant en flânant devant les étals, une vendeuse à un moment m'a signalé que je me trouvais au Vietnam. En faisant demi-tour, je me suis fait un peu peur car j'ai pu constater que j'avais dépassé de 200 mètres environ la borne en pierre signalant la frontière. C'est à ce moment également que j'ai découverts deux militaires "planqués" derrière la borne mais ils ne se sont pas souciés de moi. Il est vrai qu'en ce moment les relations entre les deux pays sont "au beau fixe" (ce qui n'est pas toujours le cas) et qu'aucun gradé n'a eu la mauvaise idée de "pointer son nez". Retour au village et dîner avec mon compagnon d'un jour et un couple de Chinois qui dormait également sur place. Nous n'étions sans doute pas très nombreux en cette période creuse de l'année car les bus de touristes ne viennent que pour la journée et retournent vers Nánníng.
Hervé 艾尔维 - Le 4 décembre 2008
A suivre..... Lire la suite »
GUANGDONG: La gare principale de Guǎngzhōu 广州 火车站
Guǎngdōng - Guǎngzhōu: Sur l’immense esplanade de la gare principale, des milliers de "nóng mín gōng" attendent leur train. Ils sont en groupe ou en famille avec de jeunes enfants et parfois, ils y passent la nuit.
C’est la troisième année que je passe par la gare de Guǎngzhōu et la deuxième fois que je loge dans le même hôtel juste à coté. Guǎngzhōu est la troisième ville de Chine en terme de population; presque tout le trafic ferroviaire est concentré sur la gare centrale qui dessert le nord du pays dont la capitale Běijing. Depuis la rétrocession de Hong-Kong, une autre gare plus moderne située au Nord -est de Canton, permet d'aller à Shenzhen et Kowloon. Chaque fois que je passe devant la gare centrale pour prendre le métro, je suis fasciné par le "spectacle" permanent des voyageurs en attente de leur train. Des centaines de personnes pour ne pas dire des milliers, lourdement chargées, seules, en couple, en groupe et quelquefois en famille avec de jeunes enfants ou des bébés, sont massées sur l'immense esplanade. Les voiturettes électriques de la police avec leur mégaphone diffusant des consignes à intervalles réguliers, ont du mal à se frayer un chemin. Les militaires y sont accueillis par centaines en grande pompe sur des emplacements réservés; alignés devant leurs autocars enrubannés, ils répondent à l‘appel de leurs supérieurs avant de monter dans le train qui les conduira vers des provinces lointaines. Le soir venu, certains voyageurs s'enroulent dans leur sac de couchage ou se recroquevillent sur leurs bagages en vue de passer la nuit à même le bitume. En cette période économiquement bouleversée, de nombreuses entreprises cessent leurs activités au Guǎngdōng qui est un peu l'atelier de la Chine. J'ai discuté avec certains de ces "nóng mín gōng" (les ouvriers migrants), ils étaient à Guǎngzhōu depuis deux ans et maintenant sans travail, ils retournent au pays. Ils emportent souvent avec eux un tas d'ustensiles achetés sur place, cela donne à cette foule de Chinois qui se pressent vers les trains en traînant plus de sacs que leur propre poids, un air d'exode assez pathétique.
Hervé 艾尔维 - Le 1er décembre 2008
A suivre.....
GUANGDONG: Nánfèng Gǔzào 南风古灶 - Les fours de Nánfèng
Guǎngdōng - Fóshān Shíwān: A gauche superbe céramique conservée dans les locaux des fours de Nánfèng. Au pied du "four dragon" Est, les personnes travaillant à la fabrication de la céramique devaient, avant de commencer leur journée et afin de fabriquer les meilleurs produits, se prosterner devant la statue du Dieu du Feu.
Lorsque l'on évoque la céramique en Chine, on pense toute de suite à la ville de Jǐngdézhèn 景德镇 dans le Jiāngxī, capitale de la porcelaine depuis la dynastie Tang. Dans la province voisine du Jiāngsū, Yíxīng 宜兴 est réputée pour ses théières. Enfin et ce fut pour moi l'objet d'une escapade intéressante près de Fóshān (grande banlieue de Guǎngzhōu), le canton de Shíwān 石湾 est aussi la référence chinoise de la céramique artistique. Les faîteaux du temple de la famille Chen à Canton et du temple Zumiao à Fóshān, avec leurs personnages colorés, sont ornés des fresques décoratives de Shíwān. Elles ont été sans doute cuites dans l'un des deux "fours dragon" restés en activité depuis prés de cinq cents ans jusqu'à nos jours et dont les vestiges sont intacts. Le "four dragon" Est, appelé ainsi à cause de son implantation à flanc de colline et de sa forme ondulée, mesure 34,40 mètres et possède vingt neuf rangées de trous de feu. Il était contrôlé par un maître de four qui en surveillait la température entre 900 et 1300 degrés, selon les céramiques à cuire. A l'apogée de la fabrication de céramiques durant les dynasties Ming et Qing, jusqu'à 60 000 personnes s'affairaient autour des cent sept fours de Shíwān. Jouxtant les fours, on peut d'ailleurs visiter le vieux village datant de la même époque et joliment restauré, ainsi qu'un musée de la céramique. Ce superbe village est peu fréquenté par les touristes, quelques artistes vous ouvrent volontiers les portes de leur atelier, la visite dans les petites ruelles calmes et ensoleillées est vraiment plaisante. J'ai aussi été ravi de m'inviter dans une de ces authentiques maisons Ming, lors de la répétition d'opéras cantonnais par un groupe de femmes. Après la visite de Shíwān, j'ai pris un bus pour aller visiter le temple Zu Miao de Fóshān qui possède plusieurs décorations en céramique (of course!), un musée sur les arts martiaux (autre spécialité locale) et un Bouddha de deux tonnes. Bref le plus difficile pour moi a été de trouver les cinq bus successifs pour effectuer ce périple et il faut savoir que même lorsque le ticket est acheté, les difficultés continuent avant de s'asseoir dans un bus. Parfois le lieu de départ des bus est loin des guichets, il faut alors se faufiler dans les quartiers, c'est bien indiqué... mais en caractères chinois bien entendu! Heureusement, je peux au moins me renseigner par le langage, par ailleurs je crois savoir que le métro de Guǎngzhōu a une ligne pour aller au temple Zu Miao en cours de construction.
Hervé 艾尔维 - Le 1er décembre 2008
A suivre.....


.jpg)

Abonnez vous au flux RSS de "Blog Holgersson37"